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Communes.com : Annuaire touristique des villes et communes de France. Visitez ce guide touristique pour vos vacances : locations saisonnières, hôtels, actualités des villes, plans, photos, infos pratiques. www.communes.com
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Guide touristique Spa
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Guide Site Touristique : Spa
Des l'epoque romaine, la region de Spa est renommee pour la qualite de ses eaux minerales.
Il est difficile de determiner le moment precis de la fondation de la ville car il n'existe pas ou plus d'archives anterieures a 1468. En effet, cette annee-la, tous les documents officiels de la Principaute de Liege ont ete detruits sur ordre de Charles le Temeraire, en represailles de la revolte des Liegeois.
Les premiers manuscrits mentionnant la ville proviennent donc de particuliers. Ils datent du 14eme siecle. On y rencontre, entre autres, le nom d'un notaire de Spas, ce qui est probablement l'ecriture ancienne de la ville. Spa signifie « jaillir » en latin et designe donc dans un premier temps un lieu-dit, un simple point d'eau.
Les premiers habitants s'installent aux alentours de celui-ci vers le 14eme siecle.
Un autre manuscrit fait allusion a une famille Leloup qui aurait obtenu des terres « a l'entour de la Fontaine du Pouhon a Spa », de la part du prince-eveque de Liege en 1320. Les premieres habitations dateraient donc de cette epoque.
Tres vite, Spa devient un bourg important dependant du marquisat de Franchimont. Son infrastructure urbaine s'organise et son economie est florissante grace a la metallurgie.
Au 16eme siecle, Spa compte plus de 15 usines siderurgiques utilisant la force des eaux des ruisseaux environnants. Situees a un important carrefour, elles peuvent sans peine ecouler leur production.
Cependant le Pouhon (fontaine) est des le depart le centre de la ville, attestant que l'attrait des eaux de Spa se developpe tres tot. La construction des voies carrossables necessaires a la siderurgie va favoriser l'exploitation commerciale des sources.
Au cours du 16eme siecle, les premiers curistes arrivent a Spa. Ses eaux sont reputees pour soigner de nombreuses affections. Au 18eme siecle, les bourgeois, le clerge, la noblesse accourent de l'Europe entiere. Spa accueille des curistes celebres, rois de France, nobles, bourgeois, hauts dignitaires du clerge. La ville merite amplement le surnom que l'empereur Joseph II lui donne en 1781, « Le Cafe de l'Europe ».
A cette epoque, on vient a Spa pour « prendre les eaux » mais egalement pour rencontrer sur terrain neutre les protagonistes de la scene politique europeenne ou simplement pour etre vu !
Des salles de spectacle, des salles de jeux, un hippodrome, … sont construits pour distraire ces riches hotes. Spa connait un extraordinaire age d'or jusqu'a la Revolution.
A ce moment, les villes d'eau perdent leur importance. De plus un grave incendie detruit une partie de la ville. Bien que Spa connaitra encore une belle renommee, elle ne retrouvera plus jamais la meme splendeur.
Vers la fin du 19eme siecle, les autorites entreprennent de grandes constructions pour attirer de nouveau les curistes. En quelques annees les Thermes, le nouveau Pouhon Pierre le Grand, l'eglise Saint Remacle, la Galerie Leopold II sortent de terre.
La guerre mondiale va aneantir les espoirs et Spa est occupee par l'armee allemande qui y etablit un important QG.
En 1920, la conference diplomatique de la Paix se tient au chateau de la Frainiere sur les terres de la ville.
En avril 1921, le chevalier de Thier fonde la societe Spa Monopole. Le commerce des eaux minerales de la ville reprend sous forme industrielle.
Un second evenement relance l'economie de la region : la creation du circuit Spa Francorchamps.
Dans les annees 1950, des nouvelles installations thermales sont inaugurees. Depuis, Spa a conserve son image de ville d'eau. Les curistes sont revenus en masse pour profiter non seulement des cures de thalassotherapie mais egalement des nombreux evenements culturels proposes, festival de theatre, francofolies de Spa, automne musical, festival du film, …
Comme la plupart des anciennes villes d'eau, Spa est nichee au cœur d'une nature genereuse, entouree des forets ardennaises et de lacs romantiques.
La ville a garde les temoignages de son glorieux passe, lorsque tout ce que l'Europe entiere se retrouvait autour de ses fontaines. La nostalgie de cette epoque revolue vous assaille a chaque coin de rue et vous vous attendez a croiser quelque illustre personnage se rendant au pouhon pour boire sa ration d'eau avant de se divertir a la chasse, au jeu ou a quelque spectacle.
Cependant, ne vous y fiez pas car derriere cette image desuete, une ville moderne existe. Ses tous recents etablissements thermaux sont a la pointe des nouvelles technologies, ses evenements culturels sont parfaitement organises, son infrastructure hoteliere est d'un confort irreprochable.
Spa a su cultiver son patrimoine tout en permettant a ses habitants et a ses visiteurs de profiter des installations les plus performantes. Sejourner a Spa c'est l'occasion de faire une parenthese salutaire, de communier avec la nature et de profiter de ses bienfaits. Bonne visite...
La principale source de Spa est celle du Pouhon de Pierre le Grand.
Un pouhon designe en wallon une source minerale ferrugineuse naturellement gazeuse.
Jusqu'au 16eme siecle, la source etait surmontee d'un simple puisard, petit batiment circulaire protege par une coupole.
En 1570, il est remplace par un edifice carre entoure d'un muret qui servait de bancs aux curistes. Au siecle suivant une construction a fronton ornee d'une statue de Saint Remacle est elevee.
En 1700, un batiment est annexe a la fontaine afin d'accueillir plus confortablement les buveurs d'eau. Les cures debutant a l'aube, il devenait necessaire d'offrir un espace couvert et chauffe.
C'est en 1717 que le tsar Pierre le Grand vient prendre les eaux a Spa. Ravi de l'efficacite de sa cure, il offre une tablette de marbre noir en souvenir de son passage. C'est pourquoi la fontaine est rebaptisee « Pouhon Pierre le Grand » bien que le tsar avait fait sa cure a la source de la Geronstere.
Apres la Revolution, Spa accueille de nouveaux curistes. Parmi eux, le Prince d'Orange offre a la ville la somme de 250.000 florins pour reconstruire le batiment du pouhon.
En 1820, un imposant edifice a colonnade toscane est eleve « A la memoire de Pierre le Grand ». il abrite une buvette de forme octogonale et une grande salle, le jardin d'hiver, garnie de palmiers. Jusqu'en 1948, il etait prolonge par un promenoir exterieur couvert et par une rotonde vitree accueillant les orchestres.
Le batiment est toujours en activite et la source debite en moyenne 21 000 litres d'eau par jour.
Cependant c'est la source de la Sauveniere qui est la plus ancienne de Spa. Elle aurait ete decouverte par le saint patron de la ville, Saint Remacle et consideree comme miraculeuse.
Des 1300, des pelerins viennent boire de son eau pour combattre la sterilite.
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Lorsque les habitants de Spa decouvrent avec amusement les habits et les manieres raffinees des premiers curistes, ils les surnomment les « Bobelins ».
L'etymologie de ce terme est sujette a controverses. Si certains affirment qu'il derive du latin « bibulus » signifiant grand buveur, il semble plus probable qu'il soit issu du dialecte liegeois, « boublin » voulant dire niais, bizarre.
Les curistes pouvaient acceder aux pouhons et sources des l'aube et jusqu'a sept heures du soir. De 9 a 16 heures, les Spadois n'etaient pas autorises a utiliser les fontaines afin de ne pas troubler l'eau.
L'eau etait puisee a meme la source au moyen de longues perches.
Pour mieux en supporter le goût ferrugineux, de nombreux curistes la parfumaient a l'anis, au coriandre, au carvi ou aux ecorces d'orange.
Des le 16eme siecle, Spa voit defiler des personnalites europeennes importantes au niveau culturel et politique le Prince de Gonzague, Henri III et, au 17eme siecle, Descartes, Charles II d'Angleterre…
Au 18eme siecle, Spa est surnommee le « Cafe de l'Europe » et accueille un flot incessant de « Bobelins ».
A partir de 1751, on connait les noms de ces curistes grace a la publication hebdomadaire de la « Liste des Seigneurs et Dames venus aux eaux minerales de Spa ».
Des leur arrivee dans la ville, les curistes s'empressaient de se faire inscrire sur cette liste afin de faire connaitre, a tous, leur arrivee.
A partir de ces precieuses listes, un artiste spadois, Antoine Fontaine, a peint le « Livre d'or », representant 91 visiteurs illustres de Spa devant des monuments de la ville.
Le tableau ne presente aucune chronologie et des personnages du 18eme siecle cotoient des personnages du 19eme. Il orne toujours un des murs du pouhon Pierre le Grand. Cependant le passage a Spa de certains personnages representes comme Montaigne reste douteux.
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Au 18eme siecle, la renommee de Spa est au plus fort. Les grands d'Europe se donnent rendez-vous dans la localite. Il s'agit de distraire tout ce bon monde.
Une fois les eaux prises, les curistes veulent remplir leurs heures de loisirs. Les Spadois vont tirer profit de cette oisivete forcee et leur proposer de nombreuses activites : equitation, chasse, bals, concerts et … salles de jeu.
Dans un premier temps, des salons de jeu s'ouvrent clandestinement dans des maisons privees mais tres vite le manque de place se fait sentir.
Les autorites decident donc de construite en 1763 la Redoute, premier veritable casino du monde.
La salle recoit l'exclusivite de l'exploitation des jeux a Spa, moyennant reversement d'un tiers des revenus au prince-eveque de Liege.
Cependant en 1770, le Waux-Hall vient le concurrencer. Apres quelques proces violents, le prince-eveque oblige les deux maisons a s'associer en 1774.
Alors que la Redoute n'existe plus, le batiment du Wauh-Hall est encore debout.
Il s'agit d'un batiment en « L », borde d'un cote d »une cour d'honneur et de l'autre d'un jardin. Les pieces, notamment l'imposante salle de bal, sont somptueusement decorees.
Vers le milieu du 20eme siecle, le Waux-Hall est abandonne et se degrade rapidement. Fort heureusement une ASBL, « L'avenir du Waux-Hall » est creee en 1985 et la Ville de Spa entreprend les premieres restaurations en urgence. Les travaux sont suspendus, les autorites ne trouvant pas de reemploi au batiment.
En 1999, le Waux-Hall est inscrit sur la liste de sauvegarde du Patrimoine wallon et la restauration reprend.
En attendant de trouver une nouvelle reaffectation du batiment, le chantier est ouvert au public qui peut ainsi observer les artisans a l'ouvrage.
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Des le 13eme siecle, lorsque les eaux de Spa commencent a etre connues pour leurs bienfaits, on les utilise egalement en usage externe.
C'est l'hotel Waldeck qui le premier sera equipe de baignoires. Ses proprietaires ont compris les benefices qu'ils peuvent tirer en proposant une cure de bains a leur riche clientele.
Ils installent en 1774 deux baignoires alimentees par les eaux du ruisseau de la Picherotte, une d'eau froide et l'autre d'eau chaude.
Leur idee est un succes et en 1760, les installations sont ameliorees. Les baignoires deviennent plus confortables et, sur demande, les curistes peuvent se baigner dans de l'eau en provenance du pouhon et prealablement rechauffee.
Deux medecins vont faire construire la meme annee le premier etablissement reserve uniquement aux bains, les «Bains du Tonnelet ». Il abrite un bain d'eau courante froide, quatre bains d'eau chaude, un bain de vapeur et une piscine exterieure. L'affaire est florissante mais en 1828, il doit fermer ses portes, lorsque le premier bain public est ouvert dans l'ancien poste de douane reconverti en bains alimentes directement par le trop-plein du pouhon Pierre le Grand. Pres de 1 000 bains sont donnes par saison. Rapidement le batiment s'avere trop petit pour accueillir les demandes toujours plus nombreuses.
En 1841, le « Place Royale » est inaugure. Le nombre de bains est multiplie par six mais le batiment est mal concu et en 1867 il est remplace par un complexe hydrotherapique moderne contenant cabines de bains, baignoires, salles de douche…. Depuis, la ville de Spa a toujours ete attentive a offrir a ses clients les installations les plus recentes et les plus performantes. C'est ainsi qu'apparurent les bains de boue, les inhalations d'eau, les hammams, le gymnase, …
Depuis peu, un tout nouvel etablissement thermal a ete inaugure en haut de la colline Annette et Lubin. Il surplombe toute la ville dans un cadre extraordinaire et on y accede par un funiculaire vitre.
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Durant la seconde guerre mondiale, Spa a connu un episode unique, l'emission de leurs propres billets de banque.
Lorsque les Allemands occupent la ville le 10 mai 1940, les plus fortunes des Spadois ont fuit la ville.
Le reste de la population est fort inquiete car les pensions et les salaires du mois n'ont pas ete verses. Ils se rendent alors chez le bourgmestre mais les caisses communales sont vite.
Le conseil prend alors une decision originale : ils vont « battre «monnaie » et emettre pour un million de francs de billets spadois, echangeables dans les commerces de la ville. Ils pourront etre reconvertis en francs apres la guerre.
De plus, les autorites achetent aux habitants tout ce qui reste d'argent belge dans la ville afin de se procurer de quoi remplir les boutiques.
Les occupants allemands payaient leurs marchandises en marks et la monnaie etait rendue en monnaie spadoise. Ils furent surpris lorsqu'ils voulurent payer dans d'autres villes avec ces billets de se les voir refuser. Des plaintes furent deposees.
Cependant la situation dura plus de six mois. A ce moment les caisses communales purent racheter les billets spadois aux habitants qui grace a ce subterfuge purent continuer a vivre.
+/- 5 000 francs n'ont jamais ete reconvertis, gardes probablement en souvenir. Les collectionneurs les recherchent avec passion !
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En 1921, le Baron de Thier cree la societe Spa Monopole afin d'industrialiser la production des eaux de la ville. Le succes est foudroyant.
Deux ans plus tard apparait le petit « Pierrot » qui figure sur les bouteilles de Spa. Il devait servir a illustrer une campagne de pub et est de venu l'embleme meme de la societe.
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Afin de tenir le compte du nombre de verres d'eau pris sur la journee, les curistes possedaient des cadrans chiffres. Ainsi a chaque verre, il tournait le cadran d'un cran. On peut ainsi remarquer qu'il y avait des cures preconisant jusqu'a vingt verres d'eau de Spa par jour.
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Certains curistes preferaient boire leur eau a l'aide d'un chalumeau qu'il transportait dans un etui. Ils pensaient en effet que le fer contenu dans l'eau risquait de leur tacher les dents et voulaient par ce moyen eviter cet effet indesirable. Ces chalumeaux sont les ancetres de nos pailles.
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