Guide Touristique : Pompeď

Pompei

On entendait les g?missements des femmes, les vagissements des b?b?s, les cris des hommes ; les uns cherchaient de la voix leur p?re et leur m?re, les autres leurs enfants, les autres leurs femmes, t?chaient de les reconna?tre ? la voix. Certains d?ploraient leur malheur ? eux, d'autres celui des leurs. Ils y en avaient qui, par frayeur de la mort, appelaient la mort. (Pline le Jeune)

Le site de Pomp?i ?tait id?alement install? dans une vall?e fertile, le long du Sarno navigable et proche de la mer. Des traces d'installation sont retrouv?es l?g?rement au sud de l'emplacement de la cit? romaine. Fin du second mill?naire le V?suve an?antit toute vie. Il ne se r?veillera plus avant 79 PC et c'est ce qui explique le fait que les Pomp?iens ignoraient habiter au pied d'un volcan. Au 6?me si?cle avant JC, quelques habitations en " dur " sont construites, la cit? de Pomp?i est n?e. Les Grecs la colonisent et l'utilisent principalement comme entrep?ts pour le transit des produits venant de l'arri?re-pays. Ils resteront dans cette implantation jusqu'en 424 avant JC (malgr? une ?ph?m?re occupation ?trusque au 5?me si?cle) lorsque les Samnites s'emparent de Pomp?i. En 341 avant JC, la ville s'allie avec Rome mais en 90 avant JC les villes samnites s'insurgent contre la puissance romaine. Rome prend Pomp?i qui devient une riche ville commer?ante. C'est en particulier les vignobles et le bl? qui lui apportent la richesse. En effet, les terres volcaniques du V?suve sont particuli?rement fertiles. Deux tremblements de terre d?truisent partiellement la cit? en 62 et en 70 apr?s JC. Les terrains sont d?valoris?s mais les habitants courageusement entreprennent de reconstruire leur ville. C'est en pleine restauration que l'?ruption du V?suve va surprendre les Pomp?iens un apr?s midi du mois d'ao?t 79. En deux jours la population de Pomp?i, d'Herculanum et de petits villages avoisinants est r?duite ? n?ant. A l'heure actuelle plus de 2 000 corps ont ?t? retrouv?s ? Pomp?i.
La ville resta ensevelie sous plusieurs m?tres de cendres pendant 1700 ans. Au 18?me si?cle, suite ? une d?couverte fortuite, des fouilles sont entreprises mais elles ressemblent plus ? une chasse au tr?sor qu'? des campagnes arch?ologiques. Les " fouilleurs " pensent avoir d?couvert la ville de Stabiae et ce n'est qu'en 1803 qu'une inscription leur indique qu'ils ont red?couvert Pomp?i.
A partir de 1860, des fouilles organis?es sont enfin entreprises sous la direction de Giuseppe Fiorelli. Il divise la ville en quartiers et ordonne un d?blaiement syst?matique des d?bris. C'est ?galement lui qui a l'id?e de faire des moulages de pl?tre des emplacements laiss?s vides dans les cendres solidifi?es par les corps et les meubles.
Des nouveaux monuments et r?sidences sont continuellement mis au jour. Le trac? de l'antique cit? prend forme, les rues reliant les diff?rents quartiers sont retrouv?es.
Actuellement les recherches continuent et plusieurs hectares n'ont pas encore r?v?l?s leurs secrets. R?cemment des travaux d'infrastructure routi?re ont r?v?l? l'implantation de maisons et commerces ? quelques kilom?tres de Pomp?i... Affaire ? suivre



Visite Pompei

La catastrophe qui a d?truit en quelques heures tout une ville et qui a tu? plusieurs milliers de personnes est bien entendu un drame humain. Cependant elle nous a permis de bien mieux comprendre le quotidien des Romains de l'Antiquit?. Nulle part ailleurs, les arch?ologues et les historiens n'ont eu autant d'outils ? leur disposition pour reconstruire le mode de vie non seulement des personnes des classes sup?rieures mais aussi des commer?ants, artisans ou esclaves.
Si vous choisissez de suivre la " visite guid?e " du site, n'h?sitez cependant pas de la compl?ter en vous perdant dans les petites rues anonymes de Pomp?i. Partez ? la rencontre des habitants surpris par la mort en pleine activit?.
Pomp?i est un livre d'histoire dans lequel vous pouvez d?ambuler et vous ne seriez pas ?tonnant, en d?bouchant sur le forum d'apercevoir quelques riches commer?ants en toge discuter de leurs affaires. Vous admirerez la finesse des fresques ornant les murs des villas patriciennes, l'audace des peintures des lupanars, la beaut? des statuettes ornant les jardins mais vous serez encore plus ?mus devant les boutiques et petites maisons d?voilant l'intimit? de leurs propri?taires.
Vous terminerez la visite par le mus?e de Naples abritant des milliers d'objets retrouv?s ? Pomp?i et ? Herculanum t?moins de la richesse de ces villes si vous en doutiez encore.
Avant de partir et si vous avez l'?me sportive, faites l'escalade du V?suve et contemplez de tout en haut la baie de Naples et les ruines c?l?bres.
Bonne visite...


Bonne visite...



Les habitations de Pompei

Les habitations de Pompei

Les fouilles arch?ologiques des cit?s antiques r?v?lent en g?n?ral les b?timents publics qui ont mieux r?sist? au temps que les maisons particuli?res. C'est pourquoi la d?couverte de Pomp?i a ?t? primordiale pour la compr?hension de cette ?poque. Les cendres en d?truisant la vie de milliers de personnes nous ont permis de rentrer dans leur vie quotidienne.
Pomp?i ?tait avant tout un grand centre commercial. Les riches marchands poss?daient des villas somptueuses en plein centre de la ville. Celles-ci ?taient spacieuses et une nombreuse domesticit? ?tait n?cessaire pour l'entretien et le service.
Chaque propri?t? ?tait entour?e de murs et poss?dait un jardin divis? en deux parties, un c?t? utilitaire avec un potager et un c?t? d'agr?ment avec des plantes, des statues, des pi?ces d'eau et des fontaines entour? d'un p?ristyle.
Certaines villas patriciennes poss?daient m?me un sanctuaire englob? dans la propri?t?.
Les maisons appartenant aux classes sociales moins ?lev?es bordaient les rues. Elles comportaient plusieurs ?tages et les familles s'entassaient dans des pi?ces ?troites et d?pourvues d'eau ou de foyer. Dans les rues commer?antes, comme la rue de l'Abondance, le rez de chauss?e ?tait consacr? aux boutiques et aux ateliers. Ainsi nous pouvons comprendre en " visitant " la boulangerie comment les pains ?taient fabriqu?s, cuits et vendus en boutique ? peine sortis du four et le fonctionnement de la " blanchisserie " ou des lupanars.




L'urbanisme de Pompei

L'urbanisme de Pompei

Toute la ville de Pomp?i ?tait ceinte de hauts murs perc?s de portes dont la double Porta Marina qui d?bouchait sur la voie menant ? la mer, une des galeries ?tait r?serv?e aux pi?tons et l'autre aux v?hicules. Les rues ?taient pav?es et bord?es de trottoirs, des blocs de pierre permettaient de traverser ? sec tout en n'emp?chant pas le passage des chariots.
Le point central de la ville ?tait le forum, vaste place mesurant 38 m?tres sur 142. C'?tait l? que se prenaient les d?cisions politiques, religieuses et ?conomiques. La place ?tait bord?e sur trois c?t?s par des portiques menant ? des ?difices publiques (s?nat, archives, si?ge des d?curions, greniers et march?s) et sur le quatri?me par le temple de Jupiter.
Pomp?i, grand centre commercial poss?dait plusieurs march?s dont les principaux ?taient le Macellum, march? alimentaire comportant trois entr?es d?bouchant sur une grande cour rectangulaire et l'Eumachia probablement r?serv? au commerce des tissus.
Un autre signe de la richesse de la ville et de la fertilit? de la r?gion est la pr?sence d'une quarantaine de fours et de moulins et de plusieurs entrep?ts de vin et autres denr?es alimentaires.
Un autre b?timent important de la ville ?tait la Basilique datant du 2?me si?cle avant JC, si?ge de la justice et abritant la salle du tribunal et des locaux r?serv?s aux r?unions d "affaire.
Les Pomp?iens, comme tous les citoyens romains ?taient friands de spectacles et de d?tente, c'est pourquoi de nombreux ?difices sont consacr?s aux loisirs, l'Od?on r?serv? aux concerts, le Grand Th??tre pouvant accueillir 5 000 spectateurs jouxtant la caserne des Gladiateurs et l'Amphith??tre ou 20 000 personnes pouvaient assister aux combats d'animaux sauvages ou de gladiateurs. Enfin la ville poss?dait ?galement un Grand Gymnase, palestre publique destin?e aux exercices des jeunes sportifs pomp?iens et poss?dant une grande piscine.




Les fresques de Pompei

Les fresques de Pompei

Les maisons patriciennes de Pomp?i ont livr? des tr?sors aux arch?ologues et historiens. Un de ceux-ci est certainement l'extraordinaire conservation des innombrables fresques ornant les murs. Leurs couleurs et leur finesse d'ex?cution sont incomparables.
Les peintures romaines sont classifi?es en quatre styles correspondants ? quatre p?riodes d?termin?es :
   le premier style imitant le marbre et utilisant des couleurs vives, survivance des influences orientales et grecques
   le second style datant du 1er si?cle avant JC qui nous donne des fresques en trmpe l'oeil et friand de fausses architectures
   le troisi?me style qui est domin? par les d?corations figuratives, tr?s color?es et tranchant avec la sobri?t? de la p?riode pr?c?dente
   et enfin le quatri?me style qui appara?t au milieu du 1er si?cle apr?s JC et qui combine les d?cors somptueux du 3?me style et les illusions du second. Les traits sont d'une extraordinaire finesse et les fonds charg?s de d?tails.

Tous ces styles sont repr?sent?s ? Pomp?i. La vari?t? des sujets est immense : natures mortes, faune, flore, sc?nes champ?tres, paysages?. Chaque maison en poss?de et leur nom les ?voque bien souvent comme la villa des Myst?res, probablement la plus connue.
Les lupanars de Pomp?i ?taient ?galement d?cor?s de fresques suggestives indiquant clairement la destination des b?timents. Ces maisons ?taient divis?es en deux parties, le 1er ?tage r?serv? aux classes ais?es et le rez de chauss?e ouvert au peuple. Il est probable que les fresques ornant le dessus des portes des chambres indiquaient les " sp?cialit?s " des occupantes.




Le 24 aout 79, dernier jour de Pompei

Le 24 aout 79, dernier jour de Pompei

Les villes de Pomp?i et d'Herculanum ?taient toutes les deux des cit?s romaines florissantes, Pomp?i gr?ce ? son commerce et Herculanum comme lieu de vill?giature des riches citoyens de Rome.
En 62 et en 70, des tremblements de terre d?truisent une bonne partie de la ville. Les habitants de la r?gion ignorent compl?tement que le V?suve est un volcan et nullement inquiets, ils entreprennent de restaurer la ville, ne voulant pas s'?loigner des pentes fertiles et de la proximit? de la mer qui assurent leur fortune. Au mois d'ao?t 79, la terre tremble ? intervalles irr?guliers mais avec de plus en plus d'intensit? mais les activit?s ne sont pas interrompues.
Le 24, le temps est chaud et le ciel serein. Dans l'apr?s-midi, les Pomp?iens observent avec stupeur un ?norme nuage de fum?e sortant de la montagne qui semble s'?tre ouverte en deux.
Rapidement une pluie de cendres et de petites pierres de lave amen?e par le vent assombrit le ciel et recouvre rues et habitations. Les Pomp?iens tentent de fuir mais d?j? il y a des victimes ?cras?es sous les murs qui s'effondrent ou suffoquant dans la poussi?re et la chaleur.
Beaucoup de familles se r?fugient dans les caves et sont pris au pi?ge. Au matin suivant la ville est ensevelie sous plusieurs m?tres de cendres. Il y a plusieurs milliers de morts.
Herculanum situ?e plus ? l'Ouest ne sera atteinte que dans la nuit du 24 au 25. a la diff?rence de Pomp?i, c'est un nuage de gaz, appel? nu?e ardente, atteignant 400? qui d?truit tout sur son passage. Les habitants n'ont ni le temps ni les moyens de s'enfuir et meurent fondus en quelques secondes. Il en sera de m?me pour les personnes qui pensaient pouvoir se sauver par la mer. Celle-ci bouillonne et d'?normes vagues rendent toute approche des secours impossible. Plus de 300 corps ont ?t? retrouv?s dans l'ancien hangar ? bateaux.
Le d?roulement de la catastrophe nous a ?t? rapport?e par les ?crits d'un jeune Romain qui l'observe depuis Mis?ne ? quelques kilom?tres. Il s'agit de Pline le Jeune. Les fouilles arch?ologiques et les moulages des corps et objets retrouv?s nous ont ?galement racont? ce qu'il s'est pass? par une belle journ?e d'?t? du mois d'ao?t 79 au pied d'un volcan meurtrier.




Pline le Jeune

Pline le Jeune

Caius Plinius Caecilius Secundus connu sous le nom de Pline le Jeune est un ?crivain romain n? en 61 ? C?me et mort vers 114.
Le jour de l'?ruption du V?suve il a 18 ans et r?side avec sa m?re et son oncle ? Mis?ne ? quelques kilom?tres de Pomp?i. Il d?crira avec pr?cision le d?roulement de la trag?die dans deux lettres adress?es ? Tacite. Son oncle, Pline l'Ancien, ?galement c?l?bre ?crivain, mourra asphyxi? en voulant ? la fois observer le ph?nom?ne de plus pr?s et porter secours ? la population par la voie de la mer.




Amphore a garum

Amphore a garum

Le garum, appel? aussi liquamen, ?tait une sauce ? base d'intestins et de d?chets de poisson mac?r?s et de saumure, proche sans doute du nuoc-mam vietnamien. Les Romains ?taient tr?s friands de ce garum qu'ils utilisaient dans de nombreuses recettes comme sel aromatis?.
A Pomp?i, on a retrouv? de nombreuses amphores dont l'inscription nous indique qu'elles ont contenu ce condiment. Le garum ?tait fabriqu? dans des ateliers et vendu dans les thermopolii, boutiques vendant des boissons et des plats pr?par?s souvent combin?s ? des lupanars.




Lacryma Christi del Vesuvio

Lacryma Christi del Vesuvio

Les pentes du V?suve sont, comme toutes les r?gions avoisinantes d'un volcan, extr?mement fertiles et les Pomp?iens y avaient plant?s des vignes. Ils en tiraient un vin abondant, de caract?re cors? et fort appr?ci?. Ces vins ?taient export?s mais une bonne partie ?tait vendue sur places comme nous le laisse supposer la bonne centaine de d?bits de boissons d?couverte ? Pomp?i.
Actuellement on vend toujours du vin produit dans la r?gion de Naples. Il s'git principalement du Lacrima Christi del Vesuvio faisant allusion ? la l?gende qui veut que le Christ rendant visite ? un ermite, lui transforma sa boisson ? peine potable en un excellent vin.




Giuseppe Fiorelli

Giuseppe Fiorelli

En 1861, Giuseppe Fiorelli devient le directeur des fouilles du site de Pomp?i. Il va entreprendre leur r?organisation, mettant fin ? une v?ritable chasse aux tr?sors. Avant lui, les maisons ?taient d?blay?es, les fresques et les objets retir?s et envoy?s au mus?e de Naples lorsqu'ils ne sont pas d?tourn?s et ensuite le tout ?tait remblay?. Fiorelli va r?pertorier chaque trouvaille et les fresques resteront dor?navant in situ.
C'est ?galement ? lui que l'on doit les moulages en pl?tre des victimes de Pomp?i. Avec le temps, les cendres durcirent et les corps recouverts par celles-ci disparurent en poussi?re laissant des cavit?s. Fiorelli eut l'id?e de couler du pl?tre liquide dans les cavit?s afin de restituer l'attitude des victimes dans les derniers instants de leur vie. La technique r?v?la en d?tail les traits des visage, les plis de v?tements et m?me les coiffures.