Louis Dewailly, ancien maire d'Amiens, legua 25 000 francs a la commune pour qu'elle edifie une horloge permettant aux Amienois de ne pas rater leur train.
L'oeuvre est confiee a deux personnes : Charles-Emile Riquier qui cree le corps du monument et Albert Roze qui est charge de l'ornement.
Le corps est forme d'une fleche de style rococo surmontee d'une horloge a trois faces eclairees au gaz (par la suite, l'electricite remplacera le gaz).
Roze adjoint a l'edifice une statue representant une jeune fille a demi nue portant une branche de pommier. Elle est assise sur le socle. Les puritains se sentent offusques mais les Amienois lui trouvent rapidement un surnom a leur horloge, elle devient la " Marie Sans Chemise.
Durant la seconde guerre mondiale, la statue est demontee et mise a l'abri alors que l'horloge reste debout au milieu des ruines. A la reconstruction de la ville, elle est abandonnee dans un terrain vague et disparait.
Une replique exacte a ete remise en place en 2000 et Marie Sans Chemise a retrouve sa place sur le socle de l'horloge.