Guide Touristique : Le Cap

Le cap

Au 15ème siècle, l'explorateur portugais Diaz est le premier à franchir le Cap de Bonne Espérance, alors appelé Cap des Tourmentes ou des Tempêtes mais il faudra attendre plus de cent ans pour que des Européens s'installent en Afrique du Sud.

La Compagnie néerlandaise des Indes Orientales est fondée en 1602 dans le but de favoriser les échanges commerciaux entre les Provinces Unies et les Indes. Elle va établir de nombreux comptoirs pour organiser le ravitaillement entre l'Europe et l'Asie.

C'est par hasard qu'en 1647, le " Haarlem " s'échoue sur les côtes sud-africaines. Les marins hollandais doivent y rester plusieurs mois avant de pouvoir reprendre leur route vers leur pays natal. A leur retour, la Compagnie s'intéresse alors à ces contrées situées idéalement à mi-chemin vers l'Inde.

Le 7 avril 1652, Jan van Riebeeck débarque au Cap de Bonne Espérance et y fonde la première implantation européenne d'Afrique du Sud.
Les Hollandais en font une colonie de peuplement. En effet les échanges commerciaux avec l'Afrique ne seraient pas intéressants. La ville servira donc de point de ravitaillement pour les bateaux en route vers les Indes.

Van Riebeeck a choisi d'installer la ville dans une petite baie formant un port naturel protégé des vents dominants. Les premiers pionniers étaient au nombre de 90 (82 hommes et 8 femmes). Malgré de nombreuses difficultés, le port peut accueillir des bateaux dès 1659.

Avant l'arrivée des Hollandais, la région était habitée par des petites tribus aborigènes, les éleveurs Khoi et les chasseurs San.
Ces tribus vont être rapidement décimées par les maladies importées d'Europe et les rares survivants sont refoulés par les colons.
Des esclaves asiatiques et angolais sont amenés au Cap. Leurs descendants mélangés aux Européens formeront le groupe ethnique des Métis.

A partir de 1679, la région commence à se développer, à l'arrivée du Commandeur Simon van der Stel. L'expansion continue jusqu'au 18ème siècle. La Province du Cap devient très importante.

En 1806, Le Cap devient britannique et obtient le statut de capitale de la Colonie du Cap. Cependant les Boers (colons néerlandais) supportent difficilement la domination anglaise.
En 1880 éclate la première Guerre des Boers qui tourne à l'avantage de ceux-ci. Ils obtiennent une certaine autonomie tout en restant sous tutelle.
Lorsqu'en 1887 des prospecteurs découvrent un énorme gisement d'or en Afrique du Sud, des milliers de colons britanniques arrivent de la colonie du Cap. Ils exigent des droits que les Boers ne sont pas prêts à accorder à ces " uitlanders " (étrangers).
Les dirigeants britanniques décident alors d'annexer les républiques Boers. Les négociations échouent et la seconde guerre est déclarée le 12 octobre 1899.

Les Boers envahissent les Colonies du Cap et du Natal. Les Britanniques encaissent de nombreuses défaites mais en février 1900, ils reçoivent des renforts et regagnent les terres perdues.
Les Boers organisent une guerilla qui s'éternise.
Lord Kitchener va adopter la tactique de la " terre brûlée " détruisant les récoltes et les fermes et enfermant les familles dans des camps de concentration.
Le bilan est lourd, les méthodes inhumaines. 30 000 fermes, 40 villes sont incendiées ; 110 000 Boers sont envoyés en camp où 25% d'entre eux décéderont de faim ou de maladies dues au manque total d'hygiène.
Au bout du rouleau, les Boers se rendent en mai 1902, la guerre aura coûté 75 000 vies humaines.

Le Cap va perdre son rôle de capitale au profit de Pretoria et de Bloemfontein mais se libère petit à petit de la tutelle anglaise.
Durant l'apartheid, la ville reste relativement libérale et devient le bastion de l'opposition. C'est au large du Cap, dans l'île de Robben que Nelson Mandela sera emprisonné durant 17 ans.
Aujourd'hui, la ville est devenue un centre touristique offrant un grand nombre d'activités sportives et de détente, randonnées, ...



Visitez Le Cap

La ville du Cap est blottie entre l'impressionnante Montagne de la Table et l'Océan ou plus exactement le point de rencontre entre l'Océan Indien et l'Océan Atlantique. C'est ce phénomène qui explique les tempêtes fréquentes qui valurent à l'extrémité des terres le premier nom de Cap des Tempêtes ou des Tourmentes avant de devenir le Cap de Bonne Espérance.
Le Cap est une ville en mouvement dont l'âge moyen de la population est extrêmement bas. Résolument tournée vers le tourisme, elle offre à ses visiteurs un nombre incroyable d'activités, sports nautiques, escalade, … ainsi qu'une merveilleuse réserve naturelle où les animaux vivent protégés et libres.

La ville présente une architecture mêlant bâtiments coloniaux et modernes bien agréable à contempler. De grands centres commerciaux, des sympathiques marchés d'artisans et une multitude de restaurants témoignent de la qualité de vie de cette ville.
Si Le Cap ne présente que très peu de monuments grandioses, vous pourrez néanmoins comprendre l'histoire de cette ville en parcourant ses différents quartiers.


Bonne visite...



Les premiers habitants du Cap

Les premiers habitants du Cap

Le premier peuplement de l'Afrique du Sud date de plus de 25 000 ans. Ce sont les Bochimans et plus tard les Bantous qui vivent paisiblement dans ces contrées.
Les Khoïkhoï, Bochimans vivant de l'élevage occupent le sud, région autour du Cap de Bonne Espérance alors que les San occupent l'intérieur des terres.
Les liens entre ces deux branches sont étroits et c'est ainsi que naît la culture des Khoïsan.

Les Hollandais les baptisèrent " Hottentot " qui signifie " bégayeurs " en raison de leur langage qui contient des " clics ", sons obtenus avec la langue ou les lèvres sans utiliser d'air.
Quelques échanges s'établirent entre eux : les Boshimans offrant du bétail contre des objets manufacturés en Hollande mais les autochtones furent rapidement décimés par les maladies dont la variole et furent refoulés, chassés de leurs terres et réduits à la misère.




Groot Constantia

Groot Constantia

En 1679, Simon van der Stel est nommé commandeur du Cap par la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales. Il va développer toute la région en accordant des terres de culture aux colons néerlandais et plus tard aux huguenots français.
En 1685, il fait construire le domaine de Groot Constantia, du nom de son épouse Constance.
La maison présente l'architecture typique de style colonial néerlandais : une grande bâtisse blanche à pignons élevés et toit de chaume en pente.

Groot Constantia devient un grand domaine viticole réputé principalement pour ses vins de dessert. Simon van der Stel y passera sa retraite et y décédera en 1712. la propriété est alors divisée entre ses héritiers.

De os jours, on cultive toujours les vignes et on produit toujours du vin à Groot Constantia mais le domaine appartient à l'Etat et la qualité du vin est bonne mais sans plus. La propriété possède également un musée, des salles de conférence...




Château de Bonne Espérance

Château de Bonne Espérance

A son arrivée en Afrique du Sud en 1652, Jan van Riesbeeck édifie un petit fort en bois et terre battue. La Compagnie néerlandaise des Indes le remplace 20 ans plus tard par le Château de Bonne Espérance, ensemble fortifié en forme de pentagone.

Chacune des ailes du bâtiment est baptisée d'un des titres de Guillaume, Prince d'Orange.
C'est ainsi qu'ils portent les noms suivants :

  • Leerdam
  • Buuren
  • Catzenellenbogen
  • Nassau
  • Orange
Il devint le lieu de résidence des gouverneurs du Cap.
En 1936 le château a été classé comme monument national et à l'heure actuelle, il abrite des expositions culturelles.




Robben Island

Robben Island

A une dizaine de kilomètres au large du Cap, Robben Island est une petite île qui dès le début de la colonisation connut un destin sombre.

Déjà Jan van Riebeeck y envoyait les esclaves et les prisonniers de guerre pour casser des pierres qui servaient pour la construction des bâtiments de la ville du Cap.

A leur tour, les Britanniques l'utilisa comme établissement pénitentiaire pour prisonniers politiques, militaires et de droit commun.

En 1846, l'île change de fonction et on y fait construire une infirmerie qui accueille les malades mentaux, les malades chroniques et les lépreux. La léproserie ferme en 1931 et laisse la place à un camp militaire d'entraînement.
En 1959, Robben Island retrouve sa destination première et à ouveau des prisonniers viennent y purger leur peine. C'est dans cette prison de haute sécurité que sont envoyés les opposants de l'apartheid. Nelson Mandela est le plus célèbre d'entre eux.

La prison a fermé définitivement en 1996.




Le vin du Cap

Le vin du Cap

Suite à la révocation de l'Edit de Nantes, 178 familles huguenotes quittent la France pour l'Afrique du Sud. Elles appartiennent pour la plupart à la bourgeoisie ou même à l'aristocratie.

Les dirigeants de la Compagnie des Indes avaient fait appel à eux pour développer la viticulture dans la colonie du Cap.
Ils voyageaient gratuitement et à l'arrivée, ils recevaient entre 15 et 30 hectares de terre, des outils et des semences.
En contre-partie, les Français avaient l'obligation de rester au minimum 5 ans au Cap.

Trois ans plus tard, les nouveaux arrivants avaient fini de défricher les terres qui se révélèrent fertiles. Les relations entre Hollandais et Français se dégradèrent car ces derniers ne voulaient pas perdre leur langue et leurs traditions. Malgré tout, en deux générations, le néerlandais remplace le français.
Les colons français s'enrichirent grâce aux vignes et de nos jours, l'Afrique du Sud est le 9ème producteur mondial de vin.




Bobotie

Bobotie

Le Bobotie est un plat typiquement sud-africain composé de viandes, d'épices et de crème.
On le cuisine au Cap dès le 17ème siècle. Son origine vient probablement des colonies asiatiques du Comptoir Néerlandais des Indes Orientales et est un dérivé du Bobotok indonésien.
Les ingrédients sont nombreux, on peut y retrouver de la viande de mouton, de bœuf ou de porc, du curry, des fruits secs, des peanuts, du zeste de citron, des morceaux de bananes , ...

Ce plat s'est propagé dans les autres colonies africaines et présente de nombreuses variantes.




Artisanat du Cap

Artisanat du Cap

En Afrique du Sud, l'artisanat est florissant et déborde d'imagination.
Les artistes utilisent les matériaux les plus variés pour produire des œuvres uniques, originales et souvent très belles : perles, fil de fer, bois et même des matériaux de récupération comme des cannettes ou des bouteilles en plastique.
De grands marchés artisanaux permanents se tiennent au Cap mais également au bord des routes avoisinantes de la ville.




Tie-dye

Tie-dye

On retrouve au Cap sur les marchés, de nombreux vendeurs de vêtements en coton imprimés selon la technique du Tie & dye.
Le tissu est plié et ficelé et ensuite coloré. Les zones protégées gardent leurs couleurs d'origine et les motifs sont à chaque fois différents.
Il existe plusieurs méthodes de pliage selon le style de motifs désiré : ronds, spirales, torsades, rayures, ...