Guide Touristique : Carcassonne

Carcassonne

Carcassonne, souvenir plein de gloire... Nom radieux dans un ciel de clarté... Apprenons à lire ta grande histoire... Devant les tours de l'antique Cité
Carcassounéso

Les premières traces de civilisation sur le site de Carcassonne remontent au 6ème siècle avant JC. A cet emplacement, sur les bords de l'Aude appelée alors Atax, s'élevait un oppidum.
Vers 300 avant JC, les Volces Tectosages chassent les Ibères et s'installent à Carcaso.
Ce peuple de chasseurs et d'agriculteurs est à son tour chassé lorsqu'en 122 avant JC, les Romains prennent la ville. De l'époque gallo-romaine, nous pouvons encore voir les vestiges qui ont servi de fondations à la muraille actuelle.
Carcaso devient chef-lieu de la " Colonia Julia Carcaso ".
Au début du 5ème siècle, les Wisigoths prennent la ville et la gardent jusqu'en 725. Carcassonne passe brièvement entre les mains des Sarrazins pour revenir à Pépin le Bref en 759.
En 1067, suite à des successions compliquées, Carcassonne se retrouve enclavée dans un domaine comprenant les actuels départements de l'Hérault, du Gard, de l'Aude et du Tarn et jusqu'au début du 13ème siècle, la ville va connaître des moments difficiles principalement sous la dynastie des Trencavel mal acceptés par les Carcassonnais et qui va provoquer l'isolement de la région.
Lorsqu'en 1209 la ville est conquise par les croisés et que Simon de Montfort s'en proclame vicomte, une page de son histoire est tournée mettant fin à la tolérance et à la cohabitation entre cathares et catholiques. En 1226, Louis VIII l'incorpore au domaine royal.
Le Bas Moyen-Age est marqué par les troubles conséquences de la Peste Noire de 1348, de la guerre de Cent Ans et de plusieurs révoltes populaires.
De plus en 1531 la ville se scinde en deux : la ville basse ou Bastide Saint Louis devenant protestante et la Cité restant catholique. La rivalité s'installe.
En 1659 le traité des Pyrénées est signé et le Roussillon est annexé à la France. N'étant plus stratégiquement intéressante, Carcassonne perd tout intérêt militaire. Parallèlement l'industrie drapière se développe et enrichit quelques familles de la ville. Une manufacture royale de textiles est créée et de somptueux hôtels particuliers voient le jour.
Petit à petit la ville basse se transforme et devient opulente alors que la Cité s'enfonce dans l'oubli et seuls quelques ouvriers sans travail pour la plupart y habitent encore. Vouée à la destruction, elle fut heureusement sauvée par Jean-Pierre Cros-Mayrevieille.
Classée monument historique, sa restauration est confiée à Viollet le Duc. Elle est depuis 1997 devenue Patrimoine Mondial.
Aujourd'hui le commerce du vin a remplacé l'industrie drapière et assure avec le tourisme l'économie de la ville.



Visitez Carcassonne

La cité de Carcassonne apparaît comme une acropole surplombant l'Aude. C'est au travail titanesque de restauration entrepris par Viollet Le Duc que nous devons de pouvoir nous promener dans ce site merveilleux et nous lui pardonnerons bien volontiers les quelques erreurs architecturales et lles quelques anachronismes qui se sont glissés dans ses reconstitutions en songeant avec effroi que le décret de démolition de la cité toute entière avait déjà été signé.
De nos jours quelques trois cents Carcassonnais y ont leur domicile et, vivant du tourisme, ils y ont ouvert hôtels, restaurants, boutiques. La cité a si bien repris vie que vous ne seriez pas surpris de voir passer quelque dame en hennin au bras d'un beau chevalier.
Outre les ruelles médiévales, les trois kilomètres de remparts constitués de deux enceintes concentriques, vous découvrirez, avant de rejoindre la ville basse, le château des Trencavel et la Basilique Saint Nazaire. Enfin vous redescendrez vers la Bastide Saint Louis, autre nom de la Ville Basse en empruntant le Pont Vieux qui fut longtemps le seul endroit ou franchir l'Aude entre les deux parties de Carcassonne et qui de nos jours est devenu piétonnier.
La ville basse, plus jeune que la Cité, date de la seconde moitié du 13ème siècle lorsque le roi de France autorisa le retour des Carcassonnais hostiles à son autorité. Le fait qu'elle fut conçue et construite en une seule fois fait que les rues semblent avoir été tirées au cordeau.
Les axes est/ouest appelés " carrieras " et les axes nord/sud appelés " traversas " forment des carrons, blocs d'habitations parfaitement carrés. Le tout s'organise autour de la Place Carnot ou vous admirerez la Fontaine de Neptune avant de visiter les nombreux édifices religieux et les hôtels particuliers témoins de la richesse des drapiers.
Si vous en avez l'occasion, ne manquez pas d'assister le soir du 14 juillet à l' "Embrasement de Carcassonne " qui a lieu chaque année depuis 1898 lorsque le premier embrasement eu lieu pour accueillir l'arrivée des " Cadets de Gascogne ".
Bien entendu la gastronomie sera également au rendez vous et vous pourrez savourer cassoulets, pâtés, bourrides, les 13 desserts du temps de Noel, le tout arrosé de vins aux noms chantants, Fitou, Corbières, Limoux...
Bonne visite...


Bonne visite...



Le chateau de comtal de Carcassonne

Le chateau de comtal de Carcassonne

Ce sont les Trencavel qui firent construire le château actuel dans la Cité de Carcassonne. Il fut édifié en 1150 par Bernard Aton sur les vestiges d'un bâtiment gallo-romain. Il se composait à l'origine de deux corps de logis et de la Tour de Pinte, tour de guet haute de plus de 30 mètres.
Plus tard les Français l'agrandirent et entourèrent ces bâtiments. Ne faisant aucune confiance aux Carcassonnais hostiles aux Français, les sénéchaux du Roi firent renforcer les défenses du château vers la ville et en firent une véritable forteresse dans la forteresse.
Le bâtiment servit successivement de logis seigneurial, de logis des Sénéchaux du roi de France, de place militaire et de prison avant de devenir un musée lapidaire abritant une fort belle collection de statues, de sarcophages et autres objets datant de l'Antiquité et du Moyen-âge de la région.




Maison de l'Inquisition a Carcassonne

Maison de l'Inquisition a Carcassonne

Les Inquisiteurs, frères prêcheurs qui avaient reçu en 1233 de Grégoire IX les pleins pouvoirs pour chasser et juger les hérétiques, s'installèrent à Carcassonne dans une maison qui, par une galerie, appelée Galerie de l'Inquisition, donnait accès directement à la Tour de la Justice ou étaient entreposées leurs archives.
En 1303, la population exaspérée par leurs abus chassa l'Inquisiteur général. Bernard Délicieux, frère franciscain proposa même de livrer le Languedoc aux Aragonais si ceux-ci chassaient tous les Inquisiteurs du pays.
Les autorités religieuses intervinrent, Bernard Délicieux se retrouva enfermé dans un couvent et ses partisans furent pendus.




Basilique Saint Nazaire de Carcassonne

Basilique Saint Nazaire de Carcassonne

Autrefois cathédrale, cet édifice fut construit entre 1096 et 1130 et le chantier fut béni par Urbain II. Il fut agrandi après les Croisades et le choeur roman fut démoli pour laisser place à l'actuel, de style gothique. En 1808, la cathédrale Saint Nazaire est dépossédée de son statut en faveur de Saint Michel situé dans la Bastide Saint Louis. Elle reçut à titre de consolation le titre de Basilique en 1898.
La façade d'une très grande sobriété, dépourvue de tout ornement contraste avec le choeur gothique chargé de nombreuses sculptures.
Dans la nef romane dont les minuscules ouvertures ne laissent filtrer que quelques rayons de lumière, se trouvent les grandes orgues probablement les plus anciennes de France. Il faut également relever la beauté des vitraux datés pour la plupart des 13ème et 14ème siècles.




La Manufacture Royale de la Trivalle

La Manufacture Royale de la Trivalle

C'est Guillaume III Castanier qui est le fondateur en 1694 de cette manufacture royale de draps, située dans le quartier de la Trivalle aujourd'hui coin des artistes, des petits restos et des bistrots sympas de Carcassonne.
Cette fabrique était destinée à produire des tissus de qualité pour l'exportation.
Les propriétaires de ce type de manufactures devaient faire tourner l'affaire avec leurs fonds propres mais recevaient des avantages financiers et honorifiques.
La manufacture de Carcassonne étant située en pleine ville, la plupart des ouvriers ne logeaient pas sur place. C'est Colbert qui et à l'origine de sa création, elle resta dans la famille Castanier jusqu'en 1789.
Aujourd'hui il n'en reste qu'un seul bâtiment de 50 mètres de long à l'extrémité du Pont Vieux, probablement le logis du propriétaire. Au 18ème siècle, l'ensemble couvrait 3800 m² comprenant le bâtiment des ouvriers, la teinturerie, un champ à fourrage, un potager et un jardin fleuriste.




La Micheline de Carcassonne

La Micheline de Carcassonne

La boisson emblème de Carcassonne n'est pas, contrairement aux idées, le vin mais bien une liqueur, la Micheline.
Celle-ci a une longue histoire, presque une légende. Un certain Michelin Boato au 4e siècle aurait découvert une potion miraculeuse, élixir de jouvence mais le secret de fabrication disparait avec lui. On retrouve sa trace cependant au 9e siècle, dans une boutique de la Cité. Il s'agit d'une liqueur à base de plantes appelée "Micheline" en l'honneur de son inventeur.
La Micheline tombe à nouveau dans l'oubli, jusqu'à un beau jour de 1856, ou lors de fouilles dans la Tour de l'Inquisition à la Cité, des parchemins livrent les secrets de l'élixir de maître Michelin Boato. C'est un inspecteur des impôts de la ville qui crée alors les Etablissements Sabatier, et se lance dans la fabrication de la liqueur redécouverte. C'est un succès et à la fin du 19e siècle une dizaine de distilleries produisent la Micheline. Les Etablissements Sabatier sont repris par la Maison Cabanel en 1900, et s'installent en 1904 en Ville Basse.




Les Truffes de Carcassonne

Les Truffes de Carcassonne

Depuis 1975 les trufficulteurs audois se sont regroupés en association dont le siège se situe à Carcassonne. Ils sont actuellement 516 producteurs de " tuber melanosporum ". Chaque année des marchés aux truffes audoises sont organisés entre décembre et février.
La plupart des truffières de la région sont sauvages mais l'association a décidé de réaliser la plantation de chênes truffiers et de se lancer dans la production des " tuber aestivum ", truffes d'été.




Trencavel

Trencavel

Les membres de la maison Trencavel furent à une époque parmi les seigneurs méridionaux les plus puissants, détenant les vicomtés d'Agde, Albi, Béziers, Carcassonne, Nîmes et Razès. Ils furent parmi les acteurs majeurs de la croisade des Albigeois qui a scellé, à plus ou moins long terme, la fin des possessions seigneuriales de cette maison.
La famille connût son apogée sous le règne du fils de Raymond-Bernard, Bernard-Aton, qui réunit les domaines hérités de son père et de sa mère. La famille possède alors les vicomtés d'Albi, Agde, Carcassonne, Nîmes, Razès et Béziers.
Raimond-Roger sera l'un des protagonistes importants de la croisade des Albigeois. En effet, il s'opposera à plusieurs reprises au chef temporel de la croisade : Simon de Montfort. Ce dernier aura cependant le dessus et confisquera les terres du vicomte à son profit.
Son fils, Raimond, tentera de les reprendre par deux fois. Il y réussit une première fois mais se voit à nouveau dépossédé en 1226. La deuxième fois, il fera le siège de la cité de Carcassonne en 1240, alors sénéchaussée de France. L'armée du roi met un terme au siège et Raimond dut s'exiler, puis céder ses droits à Louis IX de France avant de faire partie de la septième croisade.




Poupee folklorique de Carcassonne

Poupee folklorique de Carcassonne

La poupée en costume populaire régionale est une création du 19e siècle. Les expositions universelles de Paris en 1867 et de Vienne en 1873 comprenaient pour la première fois des produits d'art populaire, de la création folklorique. Durant la première moitié du 20e siècle, la poupée folklorique, en tant que souvenir, est liée au développement d'un " art patriotique " bourgeois propageant la conception idéalisée de la vie " authentique " à la campagne.
C'est aussi à cette époque que se développent associations, revues et musées d'art populaire avec la volonté de promouvoir cette image idéalisée du monde rural et de conserver la trace d'un patrimoine tendant à disparaître. L'accent est mis sur le vêtement et sur ses spécificités héritées des coutumes locales.